Les huit préoccupations mondaines
J'ai trouvé cette explication des huit extrêmes sur internet, que je trouve très parlante :
Quand nous avons une pensée, une parole ou effectuons une action, observons la motivation qui les sous-tend, si elle est liée (et c'est souvent le cas) à un de ces 8 dharma mondains, alors nous entretenons notre samsara.
Nous recherchons ou souhaitons des possessions, pensons que nous serons plus heureux avec. Quand nous avons des possessions, nous ne voulons pas les perdre et entretenons des pensées, paroles et actions afin de les protéger, nous nous y attachons et souffrons si nous les perdons. Nous sommes préoccupés par notre propre bonheur, et rejetons la souffrance, pris dans l'adoption et le rejet. Nous apprécions les louanges et rejetons les critiques. Nous apprécions la célébrité et n'aimons pas l'anonymat.
À cause de ces huit préoccupations mondaines, nous entretenons notre égocentrisme, notre « moi je », qui prend de l'importance, nous entretenons en même temps l'insatisfaction, et gaspillons notre existence humaine.
Ce que j'en ai retenu pour ma vie
Voici les principaux enseignements que j'ai retenus de ce festival et qui continuent de guider ma réflexion :
Une condition extérieure agréable n'est pas source de bonheur, c'est une réduction de souffrance. Car elle est impermanente. Si ces conditions extérieures étaient source de bonheur, plus nous mangerions, ferions du sport, aurions des rapports sexuels, de l'argent, et plus nous serions heureux. Mais arrive le moment où l'excès nous fait souffrir. Ce n'est pas le message du Bouddha qui nous dit qu'il faut apprécier ces choses mais y être non attaché.
Chérir les autres, peu importe leur comportement, sera toujours une source de bonheur. Cela peut être se réjouir que les gens dans les transports aient de quoi s'acheter un livre, un téléphone, des vêtements. Être heureux pour quelqu'un qui obtient ce que nous désirions, tout en sachant que si nous devons obtenir également cette chose, cela se produira au moment opportun.
Toute personne, indépendamment de ses pensées et de ses actions, est une bonne personne. C'est son essence, ce qu'elle est. Son esprit, sous l'influence des perturbations mentales, lui fait faire des choses qui ne sont pas « bien », mais ça ne définit pas qui elle est. Quand une personne en attaque une autre verbalement, puissions-nous avoir de la compassion pour elle car nous savons qu'elle plante alors des graines de souffrance futures.
Apprendre à se préoccuper des autres nous apportera infiniment plus de bonheur que de penser uniquement à nous-mêmes. En développant ces qualités, nous nous aidons nous-mêmes à être plus heureux, davantage connectés aux autres, et notre place se fait naturellement.
Ce festival m'a rappelé quelque chose d'essentiel : nous n'avons pas besoin de conditions extraordinaires pour être heureux. Nous avons besoin de transformer notre regard sur les conditions ordinaires. Et c'est un travail de chaque instant, un entraînement de l'esprit qui ne s'arrête jamais, mais qui, petit à petit, change tout.
















